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L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Ferdinand Cheval, facteur du village de Hautes Rives dans la Drôme n’avait qu’un seul rêve : laisser derrière lui un monument qui ne lui assurerait rien de moins que l’immortalité. A 43 ans, son pied ayant, au cours de sa tournée, heurté une pierre travaillée par les eaux, il entreprit d’ériger son Palais Idéal, à l’abri des hauts murs de son jardin. 33 années durant, à l’aide d’une truelle, quelques récipients pour mélanger ses matières premières et sa fidèle brouette, Ferdinand Cheval va se consacrer à la tâche de bâtisseur qu’il s’est fixée. Pour la mener à bien, trois mille cinq cent sacs de ciment et quelques centaines de mètres cubes de pierres qu’il ramasse dans la campagne au hasard de ses tournées. La surface entière de ce Palais Idéal est couverte de sculptures qui représentent la diversité de la vie animale, végétale et minérale, les grands périodes de l’histoire des cultures. Au fur et à mesure que l’on se promène dans l’édifice, grimpe les escaliers en colimaçon, pénètre dans les tunnels et les grottes, on réalise que cet homme vieillissant et travaillant dans la plus grande solitude a créé de ses mains un monde fantasmagorique et l’ensemble, bien que petit au premier abord, prend des proportions héroïques. Le monument est aujourd’hui classé Monument National. La façade Est du Palais Idéal du Facteur Cheval Entre les deux gros blocs, la première étape de la construction, une fontaine qu'il voyait comme la source de sa force et de son génie. -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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La façade Est du Palais Idéal du Facteur Cheval. sur la droite, derrière les colonnes la tombe que Ferdinand Cheval avait creusée espérant s'y faire enterrer comme les "Pharaons". A l'extrême gauche les géants qui cachent une grotte -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Sur la façade Est du Palais idéal du Facteur Cheval les trois géants en pierre et coquillages qui représentent Vercingétorix, Archimède et César. Les deux personnages plus petits sont deux druidesses qu'il appelait Veleda et Inize -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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La façade Est du Palais Idéal du Facteur Cheval avec ses trois géants en pierre et coquillages qui représentent Vercingétorix, Archimède et César. Tout autour des grottes, des flèches, des tours et autres gargouilles. -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Le toit de la façade Est du Palais Idéal du Facteur Cheval avec ses trois géants en pierre et coquillages qui représentent Vercingétorix, Archimède et César. Tout autour des grottes, des flèches, des tours et autres gargouilles. -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Derrière ces quatres colonnes de la façade Est du Palais Idéal, l'entrée de la tombe dans laquelle le Facteur Cheval aurait aimé être enterré, à la façon des Pharaons -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Enchevêtrement de sculptures, flèches et gargouilles sur le toit du Palais du Facteur Cheval -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Façade Ouest du Palais idéal du Facteur Cheval -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Couloir à l'intérieur du Palais Idéal du Facteur Cheval -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Toutes sortes de sculptures d'animaux peuplent l'intérieur du Palais Idéal du Facteur Cheval -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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Le Facteur Cheval semait ici et là dans son palais quelques maximes bien pensées -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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La "Maison Blanche" - l'une des nombreuses sculpture en pierre et ciment qui garnissent l'intérieur du Palais Idéal du facteur Cheval et qui représentent des temples ou des palais -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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La tombe du facteur Cheval dans le cimetière de Hautes Rives. N'ayant pu obtenir l'autorisation d'être enterré dans son Palais, il passa les 10 dernières années de sa vie à ériger cette tombe toute en filaments de ciment -
L'Art Naif - Le Palais Idéal du Facteur Cheval
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La tombe du facteur Cheval dans le cimetière de Hautes Rives. N'ayant pu obtenir l'autorisation d'être enterré dans son Palais, il passa les 10 dernières années de sa vie à ériger cette tombe toute en filaments de ciment -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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L’œuvre de mosaïque de Raymond Isidore est à elle seule un monument, de la même veine que l’œuvre du Facteur Cheval. Balayeur au cimetière de Chartres, Raymond Isidore qui n‘est même jamais aussi loin que Paris, a passé 33 ans de sa vie à construire et décorer son pavillon et le jardin qui l’entoure. Ses ambitions étaient moins démesurées que celles du Facteur Cheval, mais l y mit tout autant de persévérance. Chaque jour, après son travail, il jetait un sac sur ses épaules, enfourchait sa bicyclette et parcourait les décharges environnantes à la recherche d’assiettes cassées – d’où son surnom de “Pique Assiette”. S’il fait preuve de moins d’imagination que le Facteur Cheval, sa main par contre fait preuve de rares qualités d’illustrateur. Et par dessus tout, il éclaboussa tout de la seule chose qui manqué chez le Facteur Cheval : la couleur. Aujourd’hui, cernée d’immeubles gris et tristes, la Maison Pique Assiette” fait figure d’un joyau dans une main pleine de cailloux. La maison qui dépend maintenant du Musée des Beaux-Arts de la ville de Chartres a été classée monument historique en 1983. La maison et le jardin de Raymond Isidore sont entièrement recouverts de mosaïques faites avec des 'assiettes cassées. -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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La veuve de Raymond Isidore assise sur le trône dans le jardin de la maison -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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La maison et le jardin de Raymond Isidore sont entièrement recouverts de mosaïques faites avec des 'assiettes cassées. -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Dans la maison de Raymond Isidore, même les meubles sont décorées avec des bris de vaisselle. Ici la machine à coudre -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Dans la maison de Raymond Isidore, même les meubles sont décorées avec des bris de vaisselle. Ici la chambre à coucher -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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La maison et le jardin de Raymond Isidore sont entièrement recouverts de mosaïques faites avec des 'assiettes cassées. -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Tour Eiffel en assiettes cassées dans le jardin de la maison de Raymond Isidore -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Scène champêtre en mosaïque sur la maison de Raymond Isidore -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Couple en mosaïque faite d'assiettes cassées sur la maison de Raymond Isidore, représentant Raymond Isidore et sa femme le jour de leur mariage. -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Personnage imaginaire en mosaïque dans le jardin de la maison de Raymond Isidore -
L'Art Naif - La maison Pique-Asssiette
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Personnage imaginaire en mosaïque dans le jardin de la maison de Raymond Isidore -
L'Art Naif - La maison à vaisselle cassée
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C’est la même spontanéité et le même désir d’illuminer un environnement trop terne, qui anima Robert Vasseur, chauffeur de camion laitier dans la petite ville industrielle de Louviers en Normandie. Tout comme Isidore, il se sert de morceaux d’assiettes et de faïences, mais sa préférence va vers les coquillages, qu’il ramène des côtes normandes toutes proches. Quand il en tendit parler de la maison d’Isidore, il entraina sa femme jusqu’à Chartres pour la visiter, mais il conclut « elle n’est pas aussi bien que la mienne ! ». Robert Vasseur devant sa maison de Louviers, entièrement décorée d'assiettes cassées et de coquillages -
L'Art Naif - La maison à vaisselle cassée
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Robert Vasseur et sa femme sur le porche de leur maison à Louveciennes -
L'Art Naif - La maison à vaisselle cassée
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Décoration en coquillages des murs de la maison de Robert Vasseur à Louviers -
L'Art Naif - La maison à vaisselle cassée
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Le jardin de la maison de Robert Vasseur à Louviers avec ses décors en coquillage -
L'Art Naif - La maison à vaisselle cassée
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Gros plan du décor en coquillage du puits dans le jardin de la maison de Robert Vasseur à Louviers -
L'Art Naif - Le bestiaire d'Alphonse Gurlhie
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Le sympathique bestiaire qui entoure la maison d’Alphonse Gurlhie, fabriquant de filets qui habitait sur les bords du Rhône dans le sud de la France, prouve seulement son amour pour les animaux et qu’il a choisi de les peindre d’une façon des plus familières : un ours qui joue du violon ou un gros poisson plat qui bondit en haut d’un perchoir. Ses sculptures sont aujourd’hui regroupées dans une « Jardin d’Art Brut » La maison d'Auguste Gutlhie avec sa veuve à la fenêtre et une sculpture le représentant probablement lui-même -
L'Art Naif - Le bestiaire d'Alphonse Gurlhie
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Oiseau du bestiaire d'Alfonse Gulhie devant sa maison. La veuve de Gurkhie à la fenêtre -
L'Art Naif - Le bestiaire d'Alphonse Gurlhie
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Dans la jardin de la maison d’ Alfonse Gulhie, deux animaux de son bestiaire, un oiseau et un gros poisson plat au somment d’un perchoir. Derrière, un bonhomme représentant probablement Alphonse Gulgie lui-même. -
L'Art Naif - Le bestiaire d'Alphonse Gurlhie
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Gros plan du Bonhomme -
L'Art Naif - La maison d'Alphonse Wallart
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L'Art Naif - La maison d'Alphonse Wallart
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La statue du général de Gaulle dans le potager du propriétaire du bistrot à qui la veuve d'Alphonse Wallart l'avait donné à la mort de son mari. -
L'Art Naif - La maison de Victor Lemaire
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Victor Lemaire, mineur dans la région minière de Béthune, désirait peut-être être un peu différent des autres en construisant une boîte aux lettres en marbre polychrome, mais c’est finalement du pur Pop Art. Victor Lemaire et sa femme dans le jardin de la maison avec quelques unes de ses sculptures. -
L'Art Naif - La maison de Victor Lemaire
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Sculptures de Victor Lemaire, une femme et un puits en ciment -
L'Art Naif - La maison de Victor Lemaire
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Japonaise en ciment de Victor Lemaire dans le jardin de sa maison de Victor Lemaire -
L'Art Naif - Les totems de Gaston Chaissac
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Gaston Chaissac était un cordonnier qui habitait dans le petit hameau de Vix, près des côtes atlantiques. Chaissac s’amusait toujours à barbouiller de la peinture et à l’occasion se servait de vieux déchets de bois bizarrement façonnés et récupérés à la scierie du village, pour faire des totems brillamment colorés. Il faisait cela depuis déjà de nombreuses années, lorsque quelqu’un lui montra des reproductions des œuvres de Dubuffet et Picasso. Il les reconnut tout de suite – c’était ce qu’il n’avait cessé de faire depuis toujours. Le talent de Chaissac est maintenant reconnu et ses totems sont classés « Art Brut » - Le Musée des Arts Décoratifs de Paris lui a consacré une exposition en 1973 -
L'Art Naif - La maison de Charles Dufrenne
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La maison de Charles Dufrenne à Aulnay la rivière au sud de Paris faite de 15 000 bouteilles de champagne et transformée en bar par sa veuve. Elle est aujourd’hui de nouveau une maison particulière.
L’art Naïf
André Malraux disait de l’art naïf que c’est “un phénomène banal connu de tous… ce qui est appelé l’art naïf est aujourd’hui ce qui touche le plus profondément le grand public…”
La France semble particulièrement riche en artistes naïfs. A commencer par le très célèbre Facteur Cheval qui consacra sa vie à édifier un palais aux proportions héroïques. Le Palais Idéal est depuis longtemps classé Monument Historique tout comme certaines autres maisons que de doux rêveurs ont transformées au fil de leurs vies, à l’aide de matériaux de récupération.
Ce qui frappe le plus chez la plupart de ces artistes naïfs, c’est leur appartenance à leur époque, quelque chose qui se révèle malgré leur isolement. Ils ignoraient tout des autres bâtisseurs. L’essence même de l’art naïf est précisément que chacun trouve dans sa propre tête une expression entièrement originale et improvisée.